dimanche 15 mars 2009

Bas les masques!

L'épluchage quotidien et attentif des offres d'emploi aboutit à une lecture de plus en plus fine de ces offres, voire un décryptage de ce jargon rempli de pièges et d'approximations.

Par exemple, il apparaît que certaines entreprises ressentent le besoin de se travestir. Le plus souvent, elles passent par des cabinets qui décrivent laconiquement leur activité: "groupe industriel international", "entreprise de 10000 salariés en France" ou encore "Société de services basée en Ile-de-France"... Voilà qui ne fait pas vraiment avancer le schmilblick.

Si elles possèdent leur propre service recrutement, elles ont tendance à jouer de leur "Marque Employeur" et de capitaliser sur leur renommée pour susciter des candidatures. Mais il arrive quand même qu'elles avancent masquées.

L'oeil averti et exercé peut deviner de qui émane l'offre. Il suffit de connaître un peu le secteur d'activité. Quand je vois "entreprise aéronautique de 10000 salariés dans le monde, basé au Plessis-Robinson", je sais de quelle boîte il s'agit. Et il n'est pas très compliqué de recouper un code postal et un code NAF. Les pages jaunes suffisent.

Alors pourquoi ne pas annoncer la couleur? Je vois plusieurs raisons objectives de dissimuler son identité:
- l'entreprise a une faible notoriété et ne souhaite pas générer et gérer des centaines de candidatures
- l'activité n'est pas très sexy: armement, tabac ou encore produits sanitaires
- le titulaire actuel du poste ne sait pas qu'on souhaite le remplacer (à mon avis, la principale raison de sortir le masque)
(si vous voyez d'autres raisons, faites-moi signe!)

Personnellement, je n'aime pas postuler à l'aveugle et j'évite de ces offres masquées. Mais il arrive que je me laisse tenter par un poste attrayant, avec mes activités RH préférées, avec une localisation sympathique. Et j'ai découvert cette semaine que je m'étais portée candidate à un poste chez... un fabricant de bières! De moi-même, je n'y serais pas allée, c'est sûr.

 Cette semaine, devant la disette de contacts et le manque de réactivité des recruteurs, j'ai remusclé ma recherche d'emploi. Pas moins de 9 candidatures en tout. Et un contact par mail pour convenir d'un entretien téléphonique, en anglais!

A suivre....

mercredi 4 mars 2009

"Quel est votre signe astrologique?"


Dans la série "Il faut laisser le recrutement aux recruteurs", voilà une boutade (d'un opérationnel) que je n'oublierai pas.

J'ai répondu "Je suis Gémeaux, mais à quoi cela vous avance-t-il de le savoir?" sur le même ton badin.

Je crois qu'il y a une de mes 3 pistes qui mène à une impasse. Je ne donnerai pas suite, non pas pour cette question maladroite qui signe néanmoins un certain mépris de ma fonction, mais parce qu'intégrer une entreprise qui est au niveau zéro de la gestion des Ressources Humaines ne me conviendrait pas.

Je vais passer des mois à m'épuiser à faire comprendre à cette PME en quoi consiste mon métier et à me demander si les missions qu'on me confier rentrent ou non dans mes attributions.

Déjà, les dirigeants n'ont pas l'air de savoir ce qu'ils veulent. Heureusement, moi, je le sais! Un poste où je n'ai pas besoin de justifier à quoi je sers dans une organisation qui sait ce qu'est la gestion des ressources humaines, au sens moderne du terme.

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