jeudi 26 février 2009

Le temps de faire les comptes


Bilan de ces 2 mois de recherche:

29 démarches, débouchant sur 6 entretiens

- 19 candidatures suite à annonce: 3 entretiens
- 10 contacts suite à CVthèque/réseau: 3 entretiens

Conclusion: les candidatures passives ont un taux de réalisation en entretiens deux fois supérieures aux candidatures actives, et encore, ce résultat est limité par mes propres choix de ne pas donner suite pour des missions d'intérim.

A noter que mes 3 pistes sérieuses du moment sont toutes des candidatures passives.


Indécision


Mes 3 pistes sont très différentes les unes des autres... Et il est difficile de les classer par ordre de préférence.

- RRH Usine en Picardie pour un grand groupe mondial à forte notoriété (poste pépinière où on ne reste pas très longtemps - création de poste)
- RRH Site en Picardie pour un groupe de produits techniques qui investit (poste longue durée - remplacement)
- Secrétaire Général d'une entreprise de 40 personnes dans le e-business à la Défense (poste en PME - création de poste)

A part les deux premiers postes, qui se ressemblent un peu, dans l'industrie, en Picardie, les 3 pistes n'ont pas grand chose en commun et je dois dire qu'aucun de ces postes ne se démarque pour moi. Les 3 me disent bien.

Je n'ai pas encore achevé les processus de recrutement, mais j'aimerais bien avec les idées claires sur ce que j'ai envie de faire.


mercredi 25 février 2009

Ma blogosphère


Histoire de changer un peu de mes histoires de recherche d'emploi, qui me pèsent sur le moral, voilà un article sur un autre sujet: les blogs!

J'en lis beaucoup, sur un peu tous les sujets. Le mien ne parle que de ma vie et de mes opinions, que l'on partage ou pas.

Voilà donc quelques blogs que je parcours de temps à autre, pour me changer les idées et ne pas penser qu'à ma quête de job.


Shopping-Mode :
http://yellowhummingbird.blogspot.com/
http://www.leblogdebetty.com/

Gestion de carrières / de budget:
http://www.generationy20.com/
http://smartsexysavvy.com/
http://www.girlmeetsbusiness.com/


Sinon, pour passer un petit moment à rigoler devant mon ordi, il y a l'incontournable: http://www.viedemerde.fr/

lundi 23 février 2009

Pourquoi trouve-t-on du boulot quand on ne postule pas?


Voilà plusieurs années que je l'ai remarqué: c'est quand on est sollicité pour un nouveau poste, alors que l'on ne s'est pas porté candidat, que l'on réussit mieux ses recrutements.

Pourquoi?

Je vois plusieurs explications:

- Quand on est candidat en candidature spontanée: notre profil correspond rarement à un besoin en cours, donc les chances d'aboutir à une proposition d'embauche sont faibles. De plus, les entreprises n'ont pas la mémoire des CV et puisent rarement dans leur vivier. Pour elles, un CV qui a plus de 6 mois est un CV mort.

- Quand on répond à une annonce: comment notre candidature peut-elle se démarquer des centaines d'autres reçues en même temps? Il faut dire les choses telles qu'elles sont. Quand on voit une offre qui nous correspond et qui nous plaît, on se dépêche d'envoyer notre candidature, mais d'autres personnes ont la même idée. Beaucoup d'autres personnes. Un recruteur passe 3 secondes et demie par CV et jette rarement un oeil à la lettre de motivation. De plus, il faut postuler dans les 48 heures suivant la publication de l'annonce sur Internet. Une annonce qui a plus de 7 jours est une annonce morte. Même si votre profil correspond à 100% du profil requis, vous arriverez trop tard. Encore une fois, les chances de succès sont faibles, mais moins faibles que par candidature spontanée.


-Quand notre profil est enregistré sur des CVthèques: nous donnons beaucoup plus de détails que sur notre CV, encouragé par le site hébergeur et plus limité par l'exercice français du CV en 1 page. Cette mine d'informations est exploitée en permanence par les cabinets de recrutement, des partenaires à ne jamais négliger dans une recherche d'emploi, et est un premier pas vers le marché caché. Ce fameux marché caché. Car à peine une offre sur trois est publiée en externe. Forcément, ce n'est pas le cœur de métier d'une entreprise de traiter 300 candidatures par poste et personne n'a le temps des les regarder et d'y répondre. Finalement, on est contacté que quand notre profil colle aux besoins du recruteur. Comme les prérequis ont été validés avant le contact téléphonique, il est plus facile d'aller à la prochaine étape: l'entretien. Chances de succès: non négligeables.

- Quand on est contacté par réseau: nous rassurons le recruteur, qui a eu des recommandations de personnes de confiance. Et un recruteur n'aime rien davantage que d'être rassuré. Chance de succès: bonnes. C'est la chasse de têtes par excellence.

Conclusion: Envoyer des candidatures est utile, mais s'enregistrer en CVthèque et cultiver son réseau est déterminant dans une phase de recherche d'emploi.

jeudi 19 février 2009

Du niveau d'anglais


Sur mon CV, je marque "Anglais: courant". Je me sens fondée à mettre ce niveau, par rapport à mes longs séjours en pays anglophones et à mon goût pour cette langue. On peut me questionner sur des sujets professionnels ou personnels, je réponds sans problème, dans un anglais convenable, sans être parfaitement bilingue.

Néanmoins, en entretien, personne ne me pose la moindre question à ce sujet. On me demande juste "Vous parlez anglais?" et je réponds "oui" et la discussion s'arrête là. Ils pourraient aussi bien me dire "Vous parlez swahili?", je pourrais faire la même réponse. La grande majorité des recruteurs n'ose pas tester les candidats en anglais, même si leurs clients exigent un anglais courant. Pourquoi? Tout simplement, ils s'en sentent incapables. La majorité ont un niveau ridicule et les autres sont dans ce travers bien français de ne pas se lancer à parler une autre langue que la leur.

C'est dommage. Nous avons à l'étranger une réputation de comprendre l'anglais mais de ne pas savoir nous exprimer.

La faute à un enseignement où l'oral n'a pas sa place. Un bachelier est incapable d'aligner 3 phrases, surtout dans un langage familier, après 5 à 7 ans de cours. Mais comment apprendre les langues dans des classes de 25 à 38 élèves comme l'impose le système scolaire français? C'est impossible. Heureusement que mes compatriotes sont les plus nombreux à participer aux échanges Erasmus, cela compense un peu notre misère linguistique.

Et à ceux qui, au nom de la défense du français, s'opposent à ou freinent la diffusion de programmes américains ou britanniques en version originale à la télé française, je leur dis qu'ils sont en complet décalage avec les exigences de notre époque. Au Danemark, les programmes ne sont pas doublés (ce sacrilège) et les Danois s'expriment parfaitement en anglais. Cela ne les empêche pas de parler danois tout à fait correctement. Leur langue n'a pas disparu!


mercredi 18 février 2009

On ne badine pas avec le job...


Entretien récent: on me demande une photo, ma pièce d'identité, mon diplôme, mes certificats de travail... Jusque-là tout va bien. Il me semble normal qu'un cabinet de recrutement sérieux vérifie ces données objectives et pertinentes.

Et aussi mon attestation de carte vitale, une lettre manuscrite... Je joue le jeu, j'apporte tout. L'attestation sécu, c'est pour vérifier le nombre d'enfants et la lettre manuscrite, c'est pour la potentielle étude graphologique. La dernière fois que j'en ai eu une sous les yeux, elle était facturée en francs!

J'arrive au cabinet de recrutement et l'assistante me donne en plus un questionnaire de 4 pages et un test de personnalité.

Bon, le dossier est volumineux, complet, détaillé. Mais rien ne remplace un entretien! Et bien, j'aurais pu me dispenser de toute la paperasse préalable puisque le consultant et moi avons convenu en fin d'entretien que le poste ne me conviendrait pas, le contexte ressemblant beaucoup trop à celui de ma précédente expérience et dans lequel je ne me suis pas épanouie.

Bref. L'avantage du cabinet est qu'il peut avoir d'autres postes à pourvoir. Mais pour celui sur lequel j'avais postulé, c'est raté!

J'ai cependant eu une discussion très agréable avec ce vieux renard du recrutement, mais sur un ton un peu trop badin pour être professionnel. J'ai pris ses conseils, bien sûr, car il est très utile d'apprendre à se vendre avec naturel.

Restent deux pistes.


lundi 16 février 2009

To blog or not to blog?


Il y a un risque à bloguer, surtout quand on est en poste, surtout quand on cite des noms et surtout quand on raconte les moindres détails. Certains blogueurs se sont fait licencier en raison du contenu de leur blog. Le bon sens commande de ne pas se rendre coupable de faits fautifs envers son employeur. "Le chien ne mord pas la main qui le nourrit".

Ce n'est pas le but de mon blog. Pas de diffamation. Je souhaite simplement donner de mes nouvelles à ceux qui me connaissent, de près ou de loin et livrer quelques anecdotes, de préférence drôles.

Mon blog n'est pas un blog-vitrine de mes compétences. Je n'en fais aucune promotion auprès d'inconnus. Mais qui sait, peut-être un de mes interlocuteurs-recruteurs tombera un jour sur mes articles? Il n'y trouvera pas grand chose de très croustillant.

Concrètement, je pense que les articles de la catégorie "Job-Job-Job" se raréfieront une fois mon prochain poste trouvé. Je n'aurais alors plus besoin de cette soupape de décompression, car je n'aurais plus cette pression de la recherche d'emploi.


samedi 7 février 2009

Une porte se ferme, d'autres s'ouvrent


Bon, pour mon entretien de jeudi sur lequel je misais beaucoup, je suis sortie en me disant que j'étais passée à côté. Je sentais bien que je n'avais pas intéressé mes interlocuteurs. En face de moi, un opérationnel et une RH, qui connaissait un de mes anciens collègues. Mais les questions sont restées très générales et il était difficile d'entrer dans les détails, en à peine 30 minutes. En plus, j'étais la dernière de la journée à passer, les recruteurs devaient être fatigués, et je les comprends.

ça n'a pas loupé, on me rappelle vendredi midi pour m'informer qu'on ne poursuivrait pas avec moi. Raison invoquée? Même si je suis dynamique et bonne communicante, je suis trop orientée "Industrie". Que répondre à çà? C'est vrai, j'ai toujours travaillé dans l'Industrie et jamais dans les services, ça se voyait quand même déjà sur mon CV. Je pense que c'est plutôt une question de feeling, mais les recruteurs préfèrent justifier leur choix par des critères objectifs.

Enfin. Je ne pense pas avoir perdu mon temps jeudi après-midi. J'ai pu rencontrer des personnes intéressantes, qui m'ont appris des choses, notamment sur le milieu du conseil. Et j'ai aussi côtoyé quelques collègues RH, nous avons échangé nos expériences et je me suis aperçue que pas mal de monde n'était pas en poste. Apparemment, il n'y a pas pénurie de compétences.

Vendredi après-midi, coup de fil d'un cabinet pour un poste de RRH site dans l'industrie. J'ai peut-être plus mes chances sur ce poste-là. Mardi prochain, j'ai un entretien à Marseille. Donc, je ne manque pas de pistes. Tant pis pour le Challenge SIRH... Je finirais bien par concrétiser une de mes pistes!

mardi 3 février 2009

Il suffira d'un poste, un matin. Un matin tout tranquille, et serein.


Même si je consacre l'essentiel de mon temps à la chasse au job, force est de constater que les vraies bonnes opportunités se laissent désirer... Ce n'est pas qu'il n'y a pas d'offres en RH, il y en a pléthore, mais elles ne correspondent pas à ma recherche.

Déjà, je vérifie que la localisation des postes est viable. Pas de "95", "45min à l'Ouest de Paris" ou "Melun" pour moi. C'est Paris et petite couronne. Point barre. J'ai déjà fait la grande banlieue et çà ne m'a pas plu. Je tire une utile leçon de mes expériences passées.

J'élimine ensuite les offres qui ne correspondent pas à mon niveau d'expérience, donc je ne postule pas aux postes de débutant (mais y en a pas beaucoup), ni à ceux qui exigent 10 ans d'expérience. De même, si on demande un bac +2/3, je passe mon chemin! Pas de tricherie, je table sur mon profil Bac+5, 5 ans d'expérience.
Ensuite, je passe au crible les activités proposées. Je m'agace un peu des annonces pour Consultants en Recrutement qui, à mes yeux, relèvent de compétences commerciales et non RH et d'ailleurs la première activité mentionnée dans la description de poste est toujours la prospection commerciale/développement de portefeuille/business development... Par ailleurs, je délaisse les offres Paye, car ce n'est pas mon domaine d'expertise.

Si peu d'offres passent mes filtres, que ma recherche se résume à une dizaine de candidatures en un mois. Ce qui n'est pas énorme. Les quelques contacts CVThèques ou réseaux sociaux sont plutôt décevants. Mais je ne vais pas me laisser abattre.

Je vais croiser les doigts pour jeudi, pour l'entretien pour devenir consultant SIRH. Voilà un domaine où on cherche du monde. En plus, je dois reconnaître que ce nouveau challenge me plairait beaucoup! Peut-être même que je me délocaliserais à la Défense pour çà!

C'est si difficile de trouver LE bon poste pour soi.

dimanche 1 février 2009

Chasse au job: décryptons les offres d'emploi


Il existe des livres sur la recherche d'emploi et des tas de sites Internet donnent des conseils. Pourtant, il y a des détails (qui comptent) qui ne sont traités nulle part!

Quelques astuces (ou approximations ou malhonnêtetés) utilisées par les recruteurs dans la rédaction des offres d'emploi:

Quand on voit "région parisienne" ou encore "Ile-de-France" dans la localisation d'un poste, c'est que le poste n'est basé ni à Paris ni dans la proche banlieue, sinon ce serait clairement indiqué car plus vendeur. C'est une ruse de recruteur pour rendre le poste attractif. Vue de la province, la région parisienne a l'air homogène, un gros bloc de béton peu attrayant. Pourtant, la localisation d'un poste, surtout en région parisienne, est cruciale! La région Ile de France est beaucoup plus rurale qu'on ne le croit, et la desserte en transports en commun, qui est un élément non-négligeable dans le choix d'un poste, est très inégale.
Je me méfie donc toujours des mentions "région parisienne" et "Ile-de-France", que l'on peut traduire par "à 35 kilomètres de Paris" ou "une heure de RER pour y aller"... Et les derniers mètres sont les plus longs et les plus aléatoires, avec un bus toutes les demi-heures.
Je trouve le procédé malhonnête. Comment postuler à un emploi si on n'a aucune idée de sa localisation? Entre Cergy-Pontoise et Melun, çà fait une trotte!
On peut saluer le site de l'ANPE qui classe impérativement les emplois selon les codes postaux. Voilà ce qu'on appelle de la transparence. Merci le Service Public!

Je vois encore des offres avec une demande de "lettre manuscrite". Je n'y réponds tout simplement pas. Je n'ai pas envie de travailler pour une entreprise qui utilise la graphologie, antique manie franco-française. De plus, cela en dit long sur la culture d'entreprise: il y a encore des "big boss" qui ne savent pas utiliser un ordinateur. Misère, misère, sommes-nous au XXIème siècle? Je peux les critiquer, il y a peu de chances qu'ils lisent ce blog, ni même qu'ils sachent ce que c'est.

J'adore voir en fin d'annonce, dans le profil recherché: "Vous avez une expérience de 5 (8 ou 10) ans dans un poste identique et vous connaissez le secteur de (secteur regroupant 1000 salariés dans la France entière)".
Là encore, je passe mon chemin. Quel est l'intérêt de faire la même chose, dans le même secteur, pendant 10 ans? Les recruteurs détestent prendre un risque et ont un besoin maladif d'être rassuré. Mais y a des limites quand même. J'ai tendance à prendre ces annonces "photocopies du titulaire du poste" pour du travail d'amateur.

Le salaire... Trop rarement mentionné, alors que cela permettrait de mieux cibler les candidatures. J'ai déjà vu, pour un bac +5 avec 10 ans d'expérience, avec anglais courant, des salaires de 2000€ bruts par mois. Je ne vois pas qui çà peut intéresser. Et c'est pour un temps plein. Toutes les compétences se paient, et même si quelqu'un accepte le job, il va être tellement frustré de ne pas être au prix du marché, qu'il ne va pas rester. Et qu'y a-t-il de pire qu'un poste où personne ne reste?

Le profil recherché tient trop souvent du mouton à 5 pattes: il a 10 ans d'expérience au même poste, chez un concurrent, il ne demande que le SMIC, pour bosser 235 jours par an sans compter ses heures et il maîtrise tout plein de langues étrangères... Sans rire, je promets que j'ai vu une offre de RRH maîtrisant le... kazakh!

A se demander si l'on souhaite vraiment pourvoir un poste!