mardi 20 mai 2008

Le vide-grenier n'est plus virtuel!


Après E-bay, j'ai investi le vide-grenier de mon quartier dimanche dernier.

Évidemment, le but premier était de trouver une petite source de financement pour mon voyage en Australie. Le deuxième objectif était de débarrasser mon appartement de toutes ces choses que j'ai pu accumuler depuis 10 ans de vie indépendante. Je dois dire que c'est surtout le second objectif qui a été atteint! Je ne me suis pas rempli les poches (250€ de butin, tout de même), et j'ai fait bien des heureux.

Qu'est-ce qui s'est vendu? A ma grande surprise, aucun vêtement ni chaussures (exceptées des tongs), plutôt des accessoires de cuisine: boîtes tupperware, tasses... Mais aussi un miroir, une lampe, des câbles de raccordement TV ou informatiques, une antenne de salon, un décodeur TNT, et des sacs, trousses, pochettes et portefeuilles... Mes abat-jour n'ont pas trouvé preneur, ni mes plaques chauffantes... C'est curieux comme on peut se tromper sur ce qui peut intéresser le pékin moyen. On voulait même m'acheter des articles qui n'étaient pas à vendre! Mais sans sac à roulettes, portant à vêtements ou tabouret, comment tenir un stand digne de ce nom?

Prochaine étape: mes meubles... Plus difficile! Mais les billets d'avion vont me coûter 1200€. C'est le prix pour grimper dans un A380.


samedi 17 mai 2008

C'est lancé!

Voilà une bonne chose de faite: démissionner. Certains ne comprendront pas qu'on puisse quitter un CDI pas mal payé du tout et un poste important pour aller glander un an en Australie ou faire des petits boulots alors qu'on a fait une Grande École.

Tout çà, j'en suis revenue. La liberté n'a pas de prix! Et puis, si je ne pars pas maintenant, je ne le ferais jamais. Et les regrets me suivront.

Décision ferme et définitive prise. Hiérarchie informée, triste, mais pragmatique. La vie continue.

jeudi 15 mai 2008

Je suis devenue la reine du vide-grenier

Bon, maintenant que je suis délestée de 190 AU$ pour partir, je ne peux plus reculer. Et pour concilier plusieurs impératifs, je me suis improvisée "reine d'E-Bay".

Puisque je dois tout débarrasser et que je ne tiens pas à encombrer la maison de mes parents de mes affaires pendant mon long séjour, je fais le tri: il y a ce qu'il faut garder, ce qu'il faut jeter, ce que je peux donner et ce que je peux vendre! Nous y voilà. Je fais un vide méthodique de mes placards et je trouve des petites babioles: un porte-clé avec un trèfle à quatre feuilles, un seau à glaçons, des cartes postales anciennes, des miniatures de parfum... Et voilà comme ces petits riens peuvent faire le bonheur des autres et me faire gagner 3 sous, surtout dans l'optique de mon départ "down under". J'ai quand même lancé 114 annonces sur E-Bay, puisqu'il y avait une petite promo (pas de frais d'insertion si l'objet était en vente à un prix de vente inférieur à 1€). Bon, çà prend du temps, de faire du e-commerce, même à ma modeste échelle. Les enchères ne sont pas achevées et j'ai déjà récolté 130€. Pas mal, non? Sachant que je finirais le bazardage par les meubles les plus gros, ceux que je ne pourrais pas entreposer chez mes parents.

Ces petites ventes, ce sont à la fois une nécessité pour me débarrasser mon intérieur et un hobby. Il paraît que les Australiens sont très branchés "seconde main" et bonnes affaires d'occasion. Cool! Je ne vais pas me sentir dépaysée!

Le temps passe et je prends de l'âge, et mes priorités ont changé. Aujourd'hui, je me sépare d'objets qui étaient pour moi des trésors, qui étaient des témoins d'une époque. Mais j'ai une furieuse envie de tout balayer! Je ne suis jamais restée plus de deux ans consécutivement à un endroit, et certains objets m'ont suivie, comme des fardeaux, comme des symboles d'un passé non pas douloureux mais sans saveur. Bien sûr, je tiens à certains objets, mes photos notamment, mais les cadres photos, je peux les changer! Que des cartons me suivent sans être jamais ouverts, il me semble que cela n'a pas de sens. J'ai trop longtemps surconsommé, il est temps de se recentrer sur l'essentiel, sur la VIE!

Donc, j'ai encore plein d'objets à confier à d'autres, soit en les vendant, soit en les donnant, comme par exemple les vêtements ou les appareils électroniques, qui méritent d'être recyclés! Et je partirai l'esprit léger. J'aime assez l'idée que ma vie se résume à deux valises.

samedi 10 mai 2008

Solde de tous les comptes

La check-list est longue, avant de m'envoler pour Sydney. Je ne réglerais pas mes comptes avec mes parents (tant pis, je n'enrichirais pas les disciples de Freud), peut-être quelques-uns avec mes matérialistes d'amis...

En tout cas, j'envoie ma démission d'ici à la fin mai. C'est décidé. C'est plus que sûr. Je me séparerais cordialement de mon employeur actuel, je saurais lui dire que "j'ai d'autres projets, plus personnels, qui me tiennent très à cœur, et dans la mesure où je ne m'amuse pas du tout ici, il vaut mieux qu'on se sépare bons amis, ce fut une expérience difficile, mais très enrichissante...." et bla bla bla. De toute façon, quand on démissionne pour autre chose qu'un nouveau boulot mieux payé ou monter sa boîte, personne ne comprend! Qu'on en ait assez de bosser pour le compte d'une banque, d'un propriétaire et des impôts et de se cogner 3 heures de trajet par jour, cela relève de la haute rebellitude! J'assume! Je sais bien que cela ne "leur" plaira pas. "Ils" préféreraient que je reste. Je sais. Je me sens un tout petit peu coupable. Mais qui d'autre que moi peut vivre ma vie?

Donc, revenons à mon cher beau projet, et tant pis pour le job: Premier truc à faire: fixer la date définitive de départ! pour acheter les billets. Ou l'inverse, fixer la date de départ parce que le billet d'avion sera moins cher.

Mon objectif n'est pas de chercher fortune en Australie, plutôt de vivre ma jeunesse de façon plus dynamique et d'avoir quelque chose à raconter à mes petits-enfants. Le but est d'équilibrer les comptes sur place: ne pas dépenser plus que ce qui rentrera. C'est tout. S'il reste des sous, je ferais un petit tour en Asie.

jeudi 1 mai 2008

En ce jour, j'obtiens mon WHV

Ben oui, je n'ai pas trop compris... Comme c'est le 1er mai, le seul jour férié où personne ne doit travailler, j'ai eu quelques loisirs.

Donc, je prends mon passeport, ma carte VISA, et ma meilleure adresse mail pour demander mon WHV (Working Holiday Visa) en ligne. J'ai eu une grosse frayeur en faisant disparaître la page finale de validation de la demande, et puis, mon bon sens m'avait noter tous les numéros en cours de demande. Munie de ce sésame, me voilà retournée sur la page d'accueil pour m'enquérir de l'état d'avancement de ma demande. Et paf, là, je vois: "Applicant approved".

J'imprime la lettre qui va avec, pour voir, de mes yeux voir que je ne rêve pas! Incroyable! Je n'en reviens pas! 30 minutes entre le moment où j'entre mon nom dans le formulaire et la réponse pour le visa. Passer une commande sur Amazon prend plus de temps... Mine de rien, çà a du bon d'être de nationalité Française, de péter la forme et de ne pas avoir eu de souci avec la justice!

Bon, plus question de tergiverser, le projet est en marche. Direction Sydney! Solder 28 ans d'existence en France (donc 6 mois aux States, d'accord) ne va pas être facile. Je crains déjà les impôts qui vont me faire comprendre que je déménage trop souvent, à nouveau. Tant pis. No worries.