mercredi 31 décembre 2008

Noël les pieds dans l'eau

D'aucuns se sont émus de mon réveillon de Noël, seule là-bas, au bout du monde, avec 12 heures de décalage horaire par rapport à la France, sans neige, sans feu de bois, sans dinde dans le four...
Je rassure tout le monde, je n'étais pas seule, devant un programme télé débile. J'étais à Paihia, dans la Bay of Islands, au Nord de la Nouvelle-Zélande.




Nous n'avons rien fait de particulier pour le soir du 24 décembre: un restaurant italien, un tour dans un bar et au dodo. Après 15 jours de voyage, la fatigue était présente.

En revanche, la journée du 25 décembre a été des plus sympathiques. Le soleil brillait sur la Bay of Islands et nous devions passer tout notre temps sur l'eau, sur 2 bateaux, à vrai dire.



Le matin, sur un puissant bateau à moteur, on a observé les dauphins et on aurait pu nager avec, s'il n'était pas interdit de le faire quand il y a des bébés dauphins. C'était quand même chouette. Un peu le mal de mer sur la fin, je dois l'avouer.


L'après-midi, nous avons débuté par un barbecue sur un grand catamaran, avant de voguer vers une des îles de la baie, et de jeter l'ancre dans une crique déserte. Paysages magnifiques... J'ai tellement de belles photos que je ne peux pas toutes les mettre sur ce blog.





Bref, j'ai eu un des Noëls les plus fantastiques que j'ai pu faire, et sans paquet-cadeau à ouvrir sous le sapin. çà tombe bien, je me trouve trop vieille pour ce genre de choses.


Le repas du 25 au soir a tenu lieu de réveillon, sympathique, avec un autre barbecue et même une bûche de Noël... Nous avons fini la soirée avec "Love Actually", diffusé sur une télé locale. Notre dose de neige à nous, là-bas, à l'autre bout du monde.



Faune et Flore de Nouvelle-Zélande

Il n'y a que 4 millions d'habitants en Nouvelle-Zélande, alors il faut bien peupler cette grande terre avec des animaux, et laisser proliférer les espèces marines, parce qu'il ne faut pas l'oublier: la Nouvelle-Zélande, c'est un archipel avec 2 îles principales et tout plein d'îlots, à 2000 kilomètres de l'Australie, et c'est très isolé!

L'animal national est le..... mouton(sheep)! 40 millions de moutons pour 4 millions d'habitants. Les Néo-Zélandais sont surnommées "Sheep shaggers" par les Australiens. Je vous laisse le soin de traduire.





L'emblème national est le kiwi (kiwi bird), un drôle d'oiseau, nocturne, gros comme un ballon de foot, que je n'ai pu voir que dans un enclos. Il ne reste que 70 000 spécimens sur tout le territoire, ce qui en fait une espère menacée. A mon avis, on trouve davantage de peluches dans les magasins que de vrais animaux dans la nature.



Un animal a été importé de l'Australie honnie, et a proliféré au point de devenir nuisible: l'opossum (possum). On le trouve principalement écrasé sur les routes (squashed possums)


Au bord de la mer de Tasman, ou de l'Océan Pacifique, on peut trouver des phoques (fur seal) et des dauphins (doplhin).






Quant à la faune typique du pays, il y a toute sorte de fougères (fern), au point que c'est l'emblème du pays. Par exemple, les équipes sportives féminines nationales s'appellent les "Silver Ferns".





A noter qu'il y a des millions de lupins partout, de toutes les couleurs et que ce n'est pas une plante endémique de la Nouvelle-Zélande, car elle a été introduite par les colons britanniques. Et comment dit-on lupin en anglais? Ben, c'est simple: lupin!






samedi 27 décembre 2008

De retour à Sydney

J'ai tellement de choses à raconter... Déjà, je rassure tout le monde, je suis revenue vivante et entière de Nouvelle-Zélande, ce qui est déjà pas mal. Si, si, je vous assure, ce n'était pas évident de survivre à toutes nos aventures.

J'ai vécu tellement de choses là-bas que j'ai de quoi rédiger 50 posts... Je ne sais pas si j'en aurais la patience, mais je vais essayer de mettre en ligne mes meilleures photos. Et je vais devoir changer le titre du blog, parce que la Nouvelle-Zélande, ce n'est pas l'Australie. ça a l'air tout près, comme çà, mais c'est tout de même 3 heures d'avion.

Allez, une anecdote pour la route. J'avais trouvé dans une boutique-crêperie française de Nouvelle-Zélande un pot de crème de marrons, denrée introuvable en Australie. Le pot était à moitié entamé et j'ai préféré le prendre dans mon bagage à main plutôt que dans ma grosse valise, pour ne pas le casser pendant le trajet. Erreur fatale, impossible de transporter un récipient de plus de 100ml sur les vols internationaux. Les autorités néo-zélandaises ont mis mon pot à la poubelle, sous mes yeux... Racisme anti-ardéchois!

Sinon, en attendant l'avion, il y avait plein d'enfants en bas âge qui braillaient et j'espérais qu'ils soient placés à bonne distance de moi. Évidemment, j'arrive à ma place et je suis à côté d'une mère avec un nourrisson, qui a déjà étalé ses affaires sur mon siège. Hum, hum. Je reste polie, mais je n'en pense pas moins un peu fâchée. Ensuite, le steward m'a fait changer de place, afin que la petite famille ait "plus de place". Et moi, je compte pour du beurre? Qui se soucie de mon confort? Je n'ai pas payé ma place peut-être? Voilà ce que signifie "family friendly" à la sauce australo-néo-zélandaise!

Pas fâchée de quitter la zone très bientôt. Je n'ai rien contre les parents qui voyagent avec leurs enfants, j'imagine qu'ils n'ont pas trouvé d'autre solution que de trimballer leur marmaille avec eux. Mais c'est leur choix de faire des mômes, pas le mien, alors qu'ils assument!



jeudi 25 décembre 2008

Joyeux Noël 2008!



Ceci est un message pré-enregistré.
Je dois être dans les alentours d'Auckland à l'heure actuelle.

Joyeux Noël à tous!




mercredi 17 décembre 2008

Australia, un film local


Avantage de vivre en Australie: on peut voir le film "Australia" en sortie mondiale, c'est à dire dès le 24 novembre, et non le 24 décembre comme en France.

J'ai profité d'un après-midi avec un temps maussade et imprévisible sur Hobart pour aller voir le film. Un très beau film. J'avais lu des critiques mi-figue mi-raisin, comme quoi le scénario était un peu faiblard et le film trop long.

Et bien moi, je n'ai pas trouvé. Evidemment, le style très théâtral et onirique de Luhrmann est bien présent, car cela reste un film d'auteur, même à gros budget. Je me suis laissé prendre par l'histoire, certes très classique et bien-pensante. C'est vraiment un film à voir sur grand écran, pour admirer les paysages du Nord de l'Australie, tantôt désertiques, tantôt humides. Je n'ai pas trouvé le film trop long, il faut quand même faire justice au film et à la complexité qu'il traite: une classique histoire d'amour, un parcours initiatique pour s'approprier des rites ancestraux, une adoption, une histoire de complot et une vengeance, et là-dessus, un épisode de la Seconde Guerre Mondiale et le drame des Générations Volées d'enfants aborigènes ou de sang mêlé... 2 heures et demie, cela me semble honnête, ce n'est pas une de ses comédies romantiques calibrées à 1H30 ou un film d'action de 1H50.

Seul reproche: Nicole Kidman est tellement maigre qu'elle en est irréelle. Son alchimie avec Hugh Jackman n'est pas 100% convaincante, mais lui est superbe: athlétique, rugueux, un peu tourmenté, peut-être moins subtil qu'un Clatk Gable en Rhett Butler. Il joue un cow-boy et non un homme du monde, sa rudesse est donc légitime. Les scène apocalytiques du film ne sont pas sans rappeler « Autant en emporte le vent », le chassé-croisé amoureux en moins. Nicole Kidman n'a cependant pas le piquant d'une Scarlett O'Hara/Vivien Leigh.

Le personnage de l'enfant de sang-mêlé a un peu de Harry Potter en lui et est tout à fait crédible. Pas sûr cependant que l'acteur qui le joue ait un grand avenir, étant quand même très typé.

Je pense que je n'ai pas compris toutes les subtilités du film, accent australien oblige, mais j'ai vraiment apprécié les paysages d'une Australie que je ne connais, à l'exact opposé de celle qui m'est désormais familière.

dimanche 14 décembre 2008

Curiosités australiennes - 4ème post - Tasmania

Il faut bien que je laisse un peu de lecture à disposition alors que je crapahute du côté de la Nouvelle-Zélande...

Donc, retour sur ces petites choses du quotidien qui étonnent le voyageur français en goguette en Tasmanie.

Une boutique fan du combi Volkswagen, au point d'avoir mettre un au-dessus de sa vitrine.



Des plaques d'immatriculation trippantes, dans l'ordre:

Tasmania, Your Natural State: Tasmanie, Votre Etat/état naturel (attention, y a du jeu de mot)
Tasmania, Explore The Possibilities: Tasmanie, Explorez les possibilités
Tasmania, Holiday Isle: Tasmanie, l'île des vacances.


Un faux platypus (ornithorynque) dans une fontaine. Je n'ai toujours pas réussi à en voir un, en vrai.


Des bouquins "déjà-vus", des livres d'occasion, donc.


Un restaurant mexicain à Hobart. C'est beau, la mondialisation...




vendredi 12 décembre 2008

Off to New Zealand



Grand Tour de la Nouvelle-Zélande (Iles du Nord et du Sud) du 11 au 27 décembre.

Ce blog court donc un grand risque de ne pas être alimenté pendant cette période!

mercredi 10 décembre 2008

A night at the Opera


Parfois les rêves n'ont pas de prix... Heureusement pour tout le reste, il y a Mastercard. J'ai toujours rêvé d'aller voir un ballet à l'Opéra Garnier. Mais c'est très cher (minimum 90€ la place) et il faut s'y prendre des mois à l'avance (et encore, c'est complet très, très vite).

J'ai donc profité de l'opportunité d'être à Sydney, la ville qui abrite le plus célèbre opéra du monde, l'icône de la ville. J'ai eu, dans l'après-midi, une place pour le ballet donné le soir-même, "Manon", d'après Manon Lescaut, un ballet de Kenneth MacMillan sur une musique de Jules Massenet.

Contre toute attente, j'ai eu une très bonne place, au 7ème rang et au centre. Pas donnée: 145 AU$ (74€), mais c'était la catégorie la plus chère. Je crois que j'ai eu de la chance, parce que la salle était blindée... Evidemment, il y avait 80% de femmes et 80% de seniors dans l'assemblée. Le ballet n'intéresse pas les jeunes? Ou alors, c'est trop cher?



Bref. Je suis très contente d'avoir pu saisir l'occasion de réaliser 2 rêves en même temps: aller dans l'Opéra de Sydney, et aller voir un vrai ballet. L'occasion pour moi de me pomponner un peu, parce qu'en tant que backpacker, j'ai oublié ce qu'était un rouge à lèvres.


Le ballet était magnifique, avec un vrai orchestre, et au moins 30 danseurs sur scène. Très beaux costumes de la France du XVIIIème siècle. 2 heures d'un très beau spectacle.


Petite critique: mais que font des danseurs asiatiques dans un ballet qui se déroule en France?

mardi 9 décembre 2008

Faune de Tasmanie

Plutôt que de vous assommer avec l'histoire pénitentiaire de l'île, je vous laisse admirer ces petites bestioles locales, qu'on a du mal à trouver en France, allez savoir pourquoi...

Un Wallaby


Le guide n'a pas peur de tripoter l'Echidna... Moi, je ne m'y risquerais pas.


Je me suis fait un nouvel ami, un petit wallaby affamé.

"Dis, tu me ramènes en France?"


I love Tasmania!

Je viens de passer 5 jours en Tasmanie, et c'est trop court! Il y a deux ou trois choses que j'aurais aimé faire avant de partir, mais le temps m'a manqué. Donc pas de Craddle Mountain pour moi, ni de Diables de Tasmanie...

Tasmanian Devil (çà ne ressemble pas à un Taz)

Au programme du séjour: visite de Hobart, ciné pour aller voir Australia (il pleuvait trop dehors), excursion à Port Arthur et la Tasman Peninsula et le Freycinet National Park, avec la fameuse Wineglass Bay.

Ce que j'ai apprécié:
- les paysages, à la fois sauvages et domestiqués (l'agriculture pèse lourd dans l'économie locale)
- le climat tempéré, même si la météo réserve parfois des surprises.
- beaucoup moins d'asiatiques qu'à Sydney
- des gens pas stressés

Le rythme de vie tasmanien est encore plus cool que celui du continent. Et oui, vu de là-bas, l'Australie, c'est un continent, pas une île. Sinon, toutes les boutiques ferment à 18H, même le Mc Do, et il n'y a pas de supermarché en centre-ville. C'est un peu la province de la province.

Quand on pense qu'il n'y a pas de terre plus au sud avant l'Antarctique, çà donne le vertige. Difficile d'être sur une terre plus "australe".


dimanche 7 décembre 2008

Pensée du jour

Bon, me voilà de retour de Tasmanie, très belle contrée, je recommande. Je repars jeudi, en Nouvelle-Zélande cette fois. Il paraît que c'est aussi un très beau pays.

Certains me demandent si j'ai trouvé un travail. Très honnêtement, j'ai abandonné l'idée il y a quelques semaines. Le marché n'est pas porteur, et je dirais même qu'il est encombré. Je ne vois pas l'intérêt à faire ici un boulot que je ne ferais pas en France. Cueillir des poivrons au fin fond du Queensland, ce n'est pas pour moi.

Hélas, nous sommes pléthore de Français à se heurter au même problème, à savoir ne pas trouver de job. En témoigne ce blog, qui reflète vraiment la réalité: http://lise-oz-fat.over-blog.com/article-24297849.html.

Mais je ne suis pas amère, j'ai les yeux grand ouverts, je fais du tourisme. C'est une belle expérience, dont je me souviendrais à vie.


lundi 1 décembre 2008

Partie pour quelques jours en Tasmanie


Je vous donne des nouvelles très vite...
Retour samedi 6 décembre au soir.

Great Ocean Road



Je suis un peu en retard sur mes récits... Trop de sorties, de voyages, donc trop de choses à raconter...

Quelques vues de la plus belle route d'Australie: la Great Ocean Road, où l'on croise de tout, surtout des touristes, mais aussi des kangourous, des koalas, des plages splendides, des falaises encore plus impressionnantes qu'à Etretat, et même une forêt tropicale...

Je vous laisse admirer:

Les 12 Apôtres: Twelve Apostles




Gorge vers 12 Apostles


Un Koala, bien sûr

Un perroquet

Un surfeur à Bells Beach (là où a été tourné Point Break)

Moi à Bells Beach aussi

Ce qui est derrière moi s'appelle le "London Bridge"

Un champ de kangourous sauvages...